Curriculum vitae



born in 1972


Exhibitions :

2008
Video, Installation, Preformances
ENTER N°6 Festival
Siauliai, Lithuania

2007
Action Performance
Salon ARTSIDE, Strasbourg
Exposition collective
Salon ARTSIDE, Strasourg
Installation
"20 Artistes / 20 Jardins", Strabourg
Action Performance
Institut PROGR (Switzerland)
Action Performance
OFF07 Thun (Switzerland)
Installation
OFF07 Thun (Switzerland)
Installation de rue
Strasbourg
Action Performance
Gallery "POOL 120" Rotterdam (Netherlands)

2006
"Residence Exhibition" Thun (Swizerland)
Installation "La journée du Centenaire"
Strasbourg (France)
Action Perfomance "Les Arts au Soleil"
Strasbourg (France)
Action Performance "Stimultania"
Strasbourg (France)
Action Performance "Marks Blond Project"
Berne (Switzerland)

2005
Installation "Jeune Création"
Schiltigheim (France)
Installation "ARC Images de Guerre"
Mulhouse (France)

2004
INstallation "Klasse"
Freiburg (Germany)

2003
Engraving exhibition
Strasbourg (France)


2002
Installation "Jeune Création"
Schiltigheim (France)

2001
Installation "Jeune Création"
Schiltigheim (France)

Artist's residences :

2006-2007
Résidence Heinrich Gartentor
Thun (Switzerland)

2007
Résidence Piet Zwart Institute
Rotterdam (Netherlands)

Studies :

2006
DNSEP Hight School of Fine
Arts, Mulhouse (France)
2004
DNAP Hight School of Fine
Arts, Mulhouse (France)

Interventions :

Intervenant workshop
Ecole Supérieure des Arts Décoratifs
Strasbourg

Théories

LE 'PATACTIVISME, L'ACTIONNEUR (au travers du « faire apparaître »)


L'artiste « fait apparaître ». De tout temps, quel que soit son art, son médium ou son sujet, il fait apparaître une image, un son, un sentiment, une réflexion, une image du pouvoir, de la violence, de l'amour...

De la 'Pataphysique :

L'artiste est un « 'Pataphysicien ». La 'Pataphysique fut inventée par Alfred Jarry en 1897 quand il écrivit UBU Roi. Elle est la « science des solutions imaginaires, qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés des objets décrits par leur virtualités. »

Les linéaments se définissent comme les contours des objets ou d'un graphique.

L'artiste est-il autre chose qu'un chercheur qui, au travers de linéaments veut faire apparaître ? Reprenant la définition de Jarry je dirais que l'art, s'il n'est pas une science, propose néanmoins la recherche de solutions imaginaires, que de ces recherches découle une virtualité matérialisée.

De nombreux artistes ont repris les théories de Jarry. De dada aux surréalistes cette étude a pour but le recherche de l'essence même de l'art et de sa fonctionnalité en tant que matière (poétique ?) de l'homme, à mon sens : « faire apparaître ».

De l'activisme :

Les activistes sont héritiers de nombreuses luttes sociales et politiques ; leur engagement pourrait être qualifié d'anarchiste ou de gauchiste mais la plupart d'entre eux estiment n'appartenir à aucune catégorie. Ils prônent le ici et maintenant, ils disent «Résister c'est créer». Ils militent pour l'action. Ils sont situationnistes et ont un rapport ambigu aux médias. Ils se veulent imprévisibles, pragmatiques et intraitables.

L'activisme peut être vue comme une nouvelle forme de résistance voire d'insurrection. Certains activistes suivent le précepte : «Penser global, agir local». En réalité, ils ne se centrent sur aucun principe, aucune unité si ce n'est l'association temporaire autour d'un objectif.

Les activistes revendiquent le droit à fonctionner autrement (de manière alternative) et agissent dans cet objectif. Ils vivent la politique, et souhaitent créer une nouvelle conscience démocratique.

Du 'Patactivisme :

Dès lors je propose de lier « ontologiquement » ces deux notions qui au sens de l'art peuvent donner une nouvelle voie de recherches et d'actions.

'Patactivismes : Grâce aux linéaments, il s'agit de rechercher des solutions imaginaires et alternatives qui proposent par la résistance et l'insurrection de fonctionner autrement, pour une nouvelle conscience démocratique.

Le 'Patactivisme fait émerger une nouvelle dimension de l'artiste et du spectateur. Il ne plus y avoir de place, de distinction, de strate entre les différents acteurs de l'art. De cela se constitue une nouvelle manière d'appréhender l'Autre, cet Autre nécessaire...

De ces nouvelles solutions nous abolirons la Loi de Puissance de l'Homme sur l'Homme, pour lui préférer une énergie de l'Homme pour l'Homme.

De l'actionneur :

Actionneur : Agent ou dispositif qui agit sur le fonctionnement d'une machine ou d'un système.

Le spectateur devient un agent pensant de l'acte artistique.

L'individu – que j'appelle dans ce cas « actionneur » – n'est plus un spectateur, ni plus un « regardeur » au sens duchampien. Il n'est pas non plus un acteur, puisqu'il agit en sa qualité d'individu, et que sa prise de décision est la sienne, non conditionnée par un scénario pré-écrit. Il devient seul détenteur de l'acte qui va lui être proposé.

L'actionneur est alors partie intégrante de l'action, sa relation à l'acte se matérialisant au moment où il prend une décision quand à « l'objet de connexion ».

L'actionneur est un agent qui se substitue à l'artiste, qui ne devient quant à lui qu'un intermédiaire, que celui qui « fait apparaître », et qui préfère l'échange à la passivité de l'individu.

Selon Duchamp en effet, « la signification d'une oeuvre ne réside non pas dans son origine, mais dans sa destination. Le spectateur doit naître au dépend du peintre. » De spectateur il devint regardeur – celui qui fait le tableau – pour finalement devenir actionneur, celui qui jugera de la destination à donner à l'oeuvre.

L'actionneur peut être conscient ou non de sa fonction, cela importe peut. Ce qui constitue son statut est l'inscription même de sa fonctionnalité d'être pensant et décidant. C'est un moment où l'artiste reconnaît qu'il peut et doit créer par interaction, le « faire apparaître » ne pouvant se constituer qu'en réception.

Cette réception interactive – positive ou négative – est le fondement de son acte de création.

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Lundi 16 juillet 2007
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LUTTE.2.16.07.JPG"Bottle Bomb" (16/07)
par Nicolas Zimny publié dans : Nouveaux Projets
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Lundi 16 juillet 2007
Petite image qui m'inspire...

"Open Bar" (16.05)
par Nicolas Zimny publié dans : Divers
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Lundi 16 juillet 2007
Nous avons marqué le sol de Strasbourg il y a un mois... et elles sont toujours là...

MORPION.16.07.JPG"Twingo on Morpion" (16.07)
par Nicolas Zimny publié dans : Installations
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Jeudi 12 juillet 2007
L'espace de la ville est pour beaucoup d'artistes comme moi un lieu de réaction et de création. Artiste 'Patactivistes, je souhaite faire apparaître les linéaments qui constituerontnt une allégories sur les paradoxes de notre société.

Il y a quelques semaines, avec quelques étudiants en art, j'ai initié une action de marquage au sol, signifiant aux passants les zones "non surveillées". Par la suite, nous avons "récidivé" aux mêmes endroits, pour mettre en lumière le fait que ce genre d'action était encore possible. Pour ce faire, nous avons marqué au sol une grille de morpion qui signifiait que le jeu est possible, qu'une certaine forme de liberté est encore possible...
Mais pour combien de temps ?

J'appelle cet ensemble de travaux "Invisible War".  Il s'agit de "commettre" dans l'espace public une installation ou une marque pour tenter de ré-activer chez le passant-spectateur une autre lecture de son espace de circulation.

C'est une "guerre invisible" au sens où l'acte en soi est illégale. Cet empreinte permet donc de pirater l'espace public et de lui redonner un autre sens, une autre lecture. Loin de vouloir dégrader cet espace, il active le principe de la "peinture pariétale ", ces mêmes marques qui hornaient les murs des cavernes de nos ancêtres, ces dessins et peintures permettant de donner une lecture de la vie des tribues et de leur rites.

Les tribues qui composent nos sociétés  ne subissent plus que les rites des annonces publicitaires ou des ordonnances publiques. En ce sens, c'est dire qu'il y a d'autres manières de voir et de comprendre nos sociétés.

C'est une "guerre invisible" ensuite puisque je me permet de mettre en lumière des espaces qui symbolisent des questionnements sociétales. Outre les caméras - surveillance ou protection ? -, un prochain projet consistera à signifier certains endroits où peuvent se protéger du temps les SDF et notamment sous les ponts de Strasbourg. Un marquage sera apposé : "ABRIS N°...". 

C'est une "guerre invisible" dans les sujets abordés : par exemple les SDF sont eux-mêmes des êtres invisibles : Invisibles pour la société, invisible pour les passants... 

ABRIS.12.07.JPG
"ABRIS N°..." (Projet) (12/07)

Mes réalisations sont différentes du TAG ou du Graphe. En effet  si les techniques peuvent se rapprocher, le sens de mes interventions est différent. Le TAG est de l'ordre de la signature, il siginfie l'effectivité d'une présence et l'inscription de cette présence dans l'espace de vie.

Si le graphe transforme l'espace, je recherche plus la transformation pour activer un lien causale entre le lieu et le public, pour qu'il en arrive à se poser des questions sur son cadre de vie ou son cadre de circulation.

A mon sens le graphe est de l'ordre de l'individu - de celui qui graphe -. Il s'agit pour moi de dépeindre l'espace marqué pour que l'on en re-prenne une dimension, une vision ; cette vision qui nous échappe  à cause des politiques d'uniformisation...

Ici et maintenant vous êtes surveillés.

Ici et maintenant vivent des SDF...
par Nicolas Zimny publié dans : Nouveaux Projets
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Mercredi 4 juillet 2007
EMAIL RECU AUJOURD'HUI PAR LE RESEAU QUI DEFEND - ENTRE AUTRE - DENIS ROBERT, LE JOURNALISTE QUI N'A PAS LE DROIT D'ENQUETER SUR CLEARSTREAM. AUTRE AFFAIRE, MEME AMBIANCE :

Bonjour,

Le Monte-en-l'air a reçu hier une visite de la police (sur "signalisation" selon eux) qui venait constater la présence dans sa vitrine d'une affichette annonçant la première réunion du comité de soutien à Lamine Dieng, "mort dans un fourgon de police", ainsi que d'une affichette "maison" proclamant "Ici on meurt dans des fourgons de police".

Plus d'informations sur l'affaire : http://coucxx.skyrock.com/

Les policiers ont prétexté qu'il était interdit d'afficher de telles choses qui "portaient atteinte à la police", ont pris des photos et sont repartis avec  l'affichette "maison" (j'ai refusé de retirer l'autre).

Ils m'ont convoqué ce mercredi au commissariat pour une "audition". J'ai décidé de ne pas m'y rendre pour ne pas prêter le flan à ce qui ressemble fort à une tentative d'intimidation.

J'ai affiché ensuite dans ma vitrine la convocation ainsi que le texte suivant : "Ici on convoque le libraire au commissariat de police pour avoir manifesté son soutien au moyen d'une affichette à la famille de Lamine Dieng, mort dans un fourgon de police".

Merci de relayer cette information.

FAITES PASSER
par Nicolas Zimny publié dans : nicolas zimny
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