Ensemble de mes projets artistiques et des recherches effectuées au travers de mes résidences et de mes expériences.
Nouvelles recherches, nouvelles créations.
J'ai, depuis un certain temps, pas mal travaillé sur les notions de pouvoir, pour revenir à des concepts développés par Hannah ARENDT et ses écrits sur le totalitarisme. La "Banalité du Mal" est une théorie politique qu'elle a établi lors du procès EICHMANN en 1963 et qui expliquait qu'un individu peut se transformer en "monstre" non pas parce qu'il est naturellement mauvais, mais bien parce qu'il existe chez lui une absence de réflexion : on ne réflechit pas à ses actes au sens de la morale par exemple, car nous avons des commandements qui lui sont supérieurs...
J'engage celles et ceux qui voudraient voir plus loin cette réflexion à lire : "Hannah Arendt : totalitarisme et banalité du mal" PUF débats philosophiques.
Ses écrits ont été largement commentés. Partant, certains auteurs sont allés plus loin pour tenter de transposer la théorie du totalitarisme et de banalité du mal au capitalisme financier. En ce sens Etienne TASSIN se base sur les derniers écrit de la philosophe pour théoriser ce qu'il appelle l'Etat GLOBALITAIRE.
L'Etat GLOBALITAIRE est cet état des choses, cette société globale, mondialisée, qui a pour principe le capitalisme, et depuis deux décennies, le capitalisme financier. Nous sommes tous, de près ou de loin dans cette Etat (des choses), subissant les idéologies financières, qui elles-mêmes se transforment en un rapport au monde marchandisé, quel que soit le niveau de l'acteur. Une idéologie certes, mais pas une théorie du complot ! Si les différents acteurs sont plus ou moins impliquées dans l'Etat GLOBALITAIRE, c'est justement en répondant aux voeux du Grand Capital, à la logique des marchés mondialisés, de la manne financière, c'est répondre aux fait que selon 99,9 % des économistes, "AUCUN AUTRE MONDE N'EST POSSIBLE...".
Ainsi pour moi il semble intéressant de confronter les acteurs de notre Etat GLOBALITAIRE aux théories d'ARENDT, proposant dans un premier temps une série de peintures mettant en perspective certaines sociétés mondiales (Corporations in english) et d'émettre l'idée que, comme EICHMANN, qu'elles "souffriraient" aussi de cette absence de réflexion, qu'elles seraient les pendants captalistes d'une banalité du mal...
"Banality of Evil 1" 2013
Acrylique satinée et mate sur toile 50 x 50
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"Banality of Evil" 2013
Acrylique satinée et mate sur toile 50x 50